Une épreuve sulpicienne

© François Berthon

Fidelio ne pardonne rien. Pas la moindre imperfection dans l’exécution musicale, ni la plus insignifiante approximation dramaturgique. Si l’Opéra de Tours ne recule pas devant les paris les plus audacieux, Jean-Yves Ossonce même peine à maintenir le fil dramatique fragile rompu par la mise en scène maladroite de Marion Wassermann. Première à l’Opéra de Tours … Lire plus

Dialogues limpides

Créée à l’occasion du centenaire de la naissance de Francis Poulenc, la production de Dialogues des Carmélites signée Gilles Bouillon touche à la grâce en dépassant le contexte historique de la nouvelle de Gertrud von Le Fort adaptée par Bernanos. Fort d’une distribution à l’élocution miraculeuse, Jean-Yves Ossonce privilégie une concision dépouillée. Reprise de Dialogues … Lire plus

Aix 2009 (3) : Une fosse d’enfer

© Elisabeth Carecchio

L’année passée, l’Académie européenne de musique avait présenté une Infedeltà delusa de Haydn d’une belle homogénéité. Élargie, la troupe réunie pour Orphée aux Enfers d’Offenbach n’atteint pas ce degré d’unité, portée à bout de bras par Alain Altinoglu, qui anime la fosse avec un grain de folie auquel la mise en scène soignée mais trop … Lire plus

Plaidoyer pour Mireille

© F. Berthon

Fille du sud assurément – Marseille la reprend d’ailleurs ce mois-ci –, Mireille s’est vue longtemps toisée avec mépris au-delà du Rhône, réduite à la plus désuète expression de son régionalisme. Cette nouvelle production d’Alain Garichot, amoureusement dirigée par Jean-Yves Ossonce, marquerait-elle son retour en grâce ? Nouvelle production de Mireille de Gounod mise en … Lire plus

Le fil de l’audace

© F. Berthon

On ne le dira jamais assez, Jean-Yves Ossonce est le directeur d’opéra français qui mêle avec le plus de constance l’audace dans la programmation et le discernement dans les distributions, ce dont témoignent ses réalisations souvent exemplaires. Après la rare Armida de Haydn en ouverture de saison, l’Opéra de Tours ose la création in loco … Lire plus

Armida, ou la déchirure

Pour l’ouverture de la saison du bicentenaire de la mort de Haydn, l’Opéra de Tours, qui vient d’obtenir le prix Claude Rostand du Syndicat de la critique pour Le Pays de Ropartz, a fait l’audacieux pari de la très rare Armida, assurément moins propices au théâtre que ses opéras bouffes. Une réussite dramaturgique et esthétique … Lire plus