Très sainte Passion

© Thomas Deschamps

Raphaël Pichon, à la tête de Pygmalion, donne à la Philharmonie de Paris une Passion selon saint Matthieu entre méditation et flamboyance musicale, penchant vers la Contre-Réforme. Parmi un ensemble de chanteurs d’une homogénéité exceptionnelle, Stéphane Degout, Julie Roset, Lucile Richardot et Laurence Kilby se distinguent par des contributions où la musicalité s’accompagne d’une ferveur … Lire plus

Wozzeck chez Big Brother

© Jean-Louis Fernandez

L’univers dystopique sous surveillance généralisée du Wozzeck présenté en ouverture de saison de l’Opéra de Lyon ne fait pas long feu, entamé par une réalisation approximative qui s’essouffle. De la même manière, Daniele Rustioni présente une lecture déroutante de l’opéra de Berg, face à une distribution d’une très belle homogénéité. Nouvelle production de Wozzeck de … Lire plus

Seul(s) au monde

© Théâtre de la Monnaie

Dédiée à Gerard Mortier, qui commanda à Philippe Boesmans son premier opéra, la création de Au Monde scelle la belle rencontre entre le compositeur et Joël Pommerat à la sombre lueur de Strauss et Maeterlinck. En attendant que leur prochain projet voie le jour en 2017 à Aix-en-Provence, l’Opéra Comique reprendra la production de la … Lire plus

L’homme qui en savait trop

© Bernd Uhlig

Plus que sur le mystère éventé du décor d’Anish Kapoor, l’intérêt de la reprise de cette production de Pelléas et Mélisande repose sur une double distribution où les Pelléas de Stéphane Degout et Yann Beuron brillent de feux antagonistes. Nouveau chef permanent de l’Orchestre de la Monnaie, Ludovic Morlot réussit ses débuts dans la fosse … Lire plus

Ni mythique ni révolutionnaire

© Ruth Waltz

Coup d’envoi sans envergure de la trilogie Médée du Théâtre des Champs-Élysées. Car ni la direction musicale perdue dans le lointain d’Emmanuelle Haïm, ni la mise en scène de Pierre Audi, tirée vers le Regietheater le plus éculé par les décors de l’artiste Jonathan Meese, ne rendent justice aux singularités de l’unique tragédie lyrique de … Lire plus

Le sort des songes

© Agathe Poupeney

Sa mise en scène d’Hippolyte et Aricie, Ivan A. Alexandre l’avait conçue pour le Capitole de Toulouse comme une invitation au songe. Au Palais Garnier, l’onirisme de cette évocation d’un théâtre baroque s’estompe en un spectacle grandiose et magnifique, figé par la distance. La direction d’Emmanuelle Haïm ne parvient pas davantage à animer un plateau … Lire plus

Être ou paraître

© Alain Kaiser

Si Hamlet de Thomas n’est plus tout à fait une rareté, la question de la viabilité dramatique de l’ouvrage demeure, dès lors qu’il se trouve confronté à la source shakespearienne. Vincent Boussard ne l’élude pas. Bien au contraire, il l’exalte à travers les différentes métamorphoses du mythe. Dans le rôle-titre, Stéphane Degout résout l’impossible équation … Lire plus

Revue et abêtie

© Alvaro Yanez

Bien sûr, le public, dans sa gloussante majorité, adore. Alors à quoi bon lui contester un plaisir somme toute légitime ? Oui mais voilà, pourquoi notre exaspération le serait-elle moins ? Car en abusant jusqu’à la nausée de facilités télévisuelles, cette Cenerentola revue et abêtie par Irina Brook détourne constamment de l’essentiel : la musique. … Lire plus

Malheureuse(s) Iphigénie(s)

Au niveau dramaturgique, coupler les Iphigénie de Gluck va de soi, et la distribution du Théâtre de la Monnaie ne manquait pas d’atouts sur le papier. À l’épreuve de la scène, Pierre Audi ne parvient cependant pas à faire entrer en résonance cathartique Tauride avec Aulide, les disparités stylistiques du plateau achevant d’entraver cette quête … Lire plus

La mélodie française, c’est lui

Stéphane Degout

En 2005, Stéphane Degout avait donné à Royaumont, outre des Duparc à pleurer de beauté, des Histoires naturelles de Ravel absolument maîtrisées, déjà personnelles, en un mot mémorables. Pour son retour à l’Abbaye, il a choisi Poulenc sur des poèmes d’Apollinaire, toujours en compagnie d’Hélène Lucas. Plus de doute possible, la mélodie française aujourd’hui lui … Lire plus