Avec ou sans enfant ?

© Matthias Baus

Dernier volet du cycle Strauss confié par le Deutsche Oper de Berlin à Tobias Kratzer, La Femme sans ombre ne produit pas, après Arabella et Intermezzo, les étincelles attendues de la part d’un metteur en scène parmi les plus passionnants de sa génération. Si l’orchestre se hisse à la démesure de la partition, la distribution … Lire plus

Le deuil d’Ariane

© Jörg Landsberg

Avec Ariane à Naxos, Dmitri Tcherniakov signe, dans une ultime variation du décor déjà vu dans Elektra et Salomé, le dernier volet, et le plus prégnant, de sa trilogie straussienne à Hambourg. Au pupitre, Kent Nagano entraîne avec une intensité croissante une distribution de haut vol, en tête de laquelle Anja Kampe transcende de criantes … Lire plus

Une Femme sans faute

© Wilfried Hösl

Puisque l’Opéra de Paris a décidé de se passer de Krzysztof Warlikowski, c’est à Bruxelles et Madrid qu’il faut aller le retrouver. Ou encore à Munich, où ce grand poète de la scène lyrique signe une vision épurée et foisonnante de Die Frau ohne Schatten de Strauss et Hofmannsthal. À l’image de la direction musicale … Lire plus

Une Elektra d’esthètes

© Charles Duprat

Avant même que la production d’Aix-en-Provence ne devienne son testament artistique, la nouvelle Elektra de l’Opéra de Paris avait le désavantage de passer tout de suite après celle de Chéreau. Belles sinon puissantes, les images de Robert Carsen ne peuvent rien contre un souvenir trop prégnant, tandis que Philippe Jordan polit un orchestre qu’on aurait … Lire plus

Aix 2013 (3) : Le soleil se lève sur Elektra

© Pascal Victor - Artcomart

Nul metteur en scène ne suscite autant d’espoir que Patrice Chéreau. Parce que loin des relectures radicales, il révèle mieux qu’aucun autre la quintessence poétique et théâtrale des rares opéras qu’il consent à aborder ? Au Festival d’Aix-en-Provence, la noirceur extrême d’Elektra de Richard Strauss lui inspire une vision d’une humanité lumineuse. Nouvelle production d’Elektra … Lire plus

Un caprice désabusé

© Jean-Pierre Maurin

Dans le dialogue entre Flamand, le musicien, et Olivier, le poète, qui ouvre Capriccio, Richard Strauss pose d’emblée la problématique de son testament lyrique : le mot ou la note ? Qui mieux que David Marton, jeune trublion de la mise en scène dont le travail vise à explorer les rapports profonds entre théâtre et … Lire plus

Une prise de rôle insensée

© Frédéric Desmesure

Première production de l’Opéra de Bordeaux présentée à l’Auditorium, cette Salomé avait valeur de test pour une salle a priori peu propice au théâtre. Pari plus que réussi grâce un confort d’écoute inespéré, qui permet de savourer les sonorités enivrantes d’un Orchestre National Bordeaux Aquitaine à son meilleur et la prise de rôle insensée de … Lire plus

Une mascarade viennoise

© Alain Kaiser

Un Chevalier à la rose de tréteaux et de masques, délesté du poids du décorum ? Mariame Clément réussirait totalement son pari si sa Maréchale ne se révélait aussi extérieure, figée comme par défiance dans une posture intouchable. Diseuse distinguée, Melanie Diener y surclasse un plateau auquel la baguette de Marko Letonja confère l’illusion de … Lire plus

Une Arabella de chanteuse

© Ian Patrick

Peu enthousiaste pour les personnages créés par Hofmannsthal, Strauss ne semble avoir composé Arabella que pour honorer la mémoire du poète, disparu avant d’avoir achevé le remaniement du livret. À l’Opéra Bastille, son charme nostalgique se dilue, sans que le professionnalisme glamoureux de Renée Fleming n’y puisse rien changer. Nouvelle production d’Arabella de Richard Strauss … Lire plus

Wernicke l’illusionniste

© Javier del Real

Pour sa première saison au Teatro Real, Gerard Mortier rend hommage à Herbert Wernicke à travers un Chevalier à la rose régénéré par l’Octavian incandescent de Joyce DiDonato et la Maréchale miraculeuse d’Anne Schwanewilms. Première au Teatro Real de Madrid du Chevalier à la rose de Richard Strauss, mis en scène par Herbert Wernicke, sous … Lire plus