Clarté, naturel, évidence

© Elisabeth Carecchio

Trois mots d’ordre, qui dans la reprise de Pelléas et Mélisande à l’Opéra Comique retrouvent un sens souvent galvaudé. Rendue à son écrin originel, la langue singulière du drame lyrique de Debussy résonne avec une immédiateté qui n’en dissipe pas pour autant le mystère, éclairé par la mise en scène de Stéphane Braunschweig et la … Lire plus

Le sort des songes

© Agathe Poupeney

Sa mise en scène d’Hippolyte et Aricie, Ivan A. Alexandre l’avait conçue pour le Capitole de Toulouse comme une invitation au songe. Au Palais Garnier, l’onirisme de cette évocation d’un théâtre baroque s’estompe en un spectacle grandiose et magnifique, figé par la distance. La direction d’Emmanuelle Haïm ne parvient pas davantage à animer un plateau … Lire plus

Berlioz réencadré

© Pierre Grosbois

Alors même que le Théâtre des Champs-Élysées reprend Falstaff de Verdi d’après Les Joyeuses Commères de Windsor, l’Opéra Comique poursuit une saison résolument shakespearienne. Après The Fairy Queen calqué sur Le Songe d’une nuit d’été, la salle Favart présente en effet une nouvelle production de Béatrice et Bénédict, traduction berliozienne de Beaucoup de bruit pour … Lire plus

In bed with… Poppea

© Guillaume Bonnaud

Un lit, une cohorte de domestiques, il n’en fallait guère plus pour qu’Armide, déjà sœur d’Alcina, se découvre une jumelle vénitienne. Créé à Glyndebourne en juillet 2008, Le Couronnement de Poppée présenté à Bordeaux porte assurément la griffe infiniment reproductible du système Carsen, qui ne trouble pas le Monteverdi ascétique et exigeant de Rinaldo Alessandrini. … Lire plus

Le songe de Rameau

© Patrice Nin

Ivan Alexandre en a rêvé, souvent et longtemps sans doute, le Théâtre du Capitole de Toulouse a rendu réalité cette Phèdre « enrubannée de bergères, de matelots et de rossignols amoureux » telle qu’au premier jour. Même si l’œil, ainsi comblé, rend l’oreille indulgente, le Concert d’Astrée d’Emmanuelle Haïm reste en deçà du songe. Nouvelle … Lire plus

Aïda en or et blanc

© Gilles Abegg

Aïda passe pour un luxe dans la programmation d’un théâtre lyrique. Les scènes intimistes n’en sont pas moins l’essence de l’opéra égyptien de Verdi. Pour l’Opéra de Dijon, Éric Perez tente à l’économie un juste milieu en blanc et or. Sous la baguette mieux que diligente d’Alain Altinoglu, les voix s’emploient à parfaire l’illusion. Nouvelle … Lire plus